![]()
David Lodge - La vie en sourdine
Deaf Sentence
Une telle platitude ne peut naître que de la vision plane, à 2 dimensions donc, de l'auteur et dont les 2 axes du repère de ce plan sont l'un l'ennui de vivre (+ ou -) et l'autre le sordide (+ ou -).
L'histoire commence assez bien et témoigne même d'un humour certain en s'articulant autour des mésaventures d'un sourd qui a du mal à gérer sa prothèse autant que sa vie de retraité. Selon l'adage du roman que "la surdité est comique, la cécité est tragique", c'est, au début, le comique qui l'emporte.
Hélas, cela n'aurait sans doute pas suffi à remplir un contrat de 450 pages, là où, d'ailleurs, 150 pages auraient pu faire un bon roman. Nous avons alors à supporter les incidentes d'une relation petit-érotique pseudo-intellectuelle foireuse, un papa en voie de sénilité qui fait dans son froc (avec détails bien circonstanciés) et finit par passer l'arme à gauche, etc. Dérisoire.
Tout cela sur un ton plat, plat, plat, dans un style d'école primaire ancien temps, appliqué à être et rester médiocre. Volonté populiste ?
L'ennui et le sordide, vous dis-je...
A éviter.