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Vaclav Klaus - Planète bleue en Péril vert
Qu'est-ce qui est en danger aujourd'hui : le climat ou la liberté ?
Commencons par une charmante histoire : un peu de sérieux, voyons !
Vous
savez que l'on veut promouvoir les énergies "durables" ? Alors,
on truque les prix et l'Etat (vous et moi) paye par exemple l'énergie
des éoliennes 3 fois plus cher que l'énergie classique.
Cette absurdité a conduit le ministre de l'Industrie et du Commerce
de la République Tchèque (Martin Riman) à l'idée
suivante :
Construisez deux grands mats de 60 m de haut. Sur l'un, placez
un ventilateur puissant, alimenté par l'électricité classique, achetée
au prix de 1. Sur l'autre, bien en face, placez une éolienne et
revendez à EDF l'électricité produite au prix de 3.
Ce génial projet est économiquement justifié en dépit
de la perte inévitable d'énergie et vous amortirez assez
rapidement votre investissement.
Voilà le type de stupidité à quoi conduit le dirigisme
des prix, le refus des marchés et, au fond, le rêve totalitaire
de nos ennemis environnementalistes.
Ce livre est celui d'un économiste, convaincu que la liberté est une denrée précieuse, et qui réagit vivement devant les fautes et le gaspillage insensé que la dévotion aux dogmes écoidéologiques fait commettre.
Car on nous catéchise sans vergogne avec un catastrophisme gavé de
demi-vérités, ou d'erreurs (la fameuse élévation de la température en
crosse de hockey a disparu des rapports...). Al Gore, Hulot et les autres
y trouvent bien entendu leur profit. Mais ils mentent, convainquent des
dirigeants, dont le nôtre, et c'est nous qui payons. A titre d'exemple
:
- rien ne prouve que la température de la planète augmente sérieusement.
On l'estime à 0,6 degré C entre 1860 et aujourd'hui, avec des variations
successives dans les deux sens, ce qui contredit le lien avec le CO2 humain
qui, lui, augmente régulièrement.
- il n'existe aucune indication sérieuse que le CO2 humain joue un rôle.
Voir ci-dessus.
- le très coûteux protocole de Tokyo, selon le modèle
de ses promoteurs, permettrait de décaler de quelques années
dans 100 ans une hausse éventuelle
de température. De qui se moque-t-on, avec cet archétype d'extrapolation
de modèle mathématique, dont on a vu les erreurs dans le passé récent ?
- non, les ressources énergétiques ne manqueront pas, si on laisse le prix
s'établir librement, favorisant ainsi les alternatives. C'est même
le contraire.
- depuis 1979, les émissions de CO2 par tête diminuent !
- Les écoreligieux ne parlent jamais de l'activité du soleil, qui est pourtant,
depuis une décénie, dans une phase intense. Ni du fait que les autres planètes
subissent le même petit réchauffement que la nôtre ! Ca fait désordre dans
la belle idéologie.
L'écoidéologie est tout sauf un humanisme. C'est même un mépris de l'homme, de sa liberté, avec l'intention de le faire passer sous un contrôle autoritaire. C'est le dogme collectif qui prime, à l'exemple de ce que VK a connu dans son pays sous le communisme, sans oublier les relents de socialisme national et sa divinisation de la terre, au mépris de l'homme. A quand les camps de rééducation écologiques ?
Et surtout, gaspillage, gaspillage et gaspillage. Les ventilateurs en est un, mais le solaire en est un autre, l'acharnement thérapeutique sur les chemins de fer encore un, etc. L'économie, qui est la recherche de l'utilisation optimale des ressources, est méprisée.
Et pendant ce temps les vrais problèmes sont occultés, comme l'eau, les déchets, etc. Et les compléments de recherche nécessaires sur les solutions réalistes (stockage de l'énergie ou efficacité/sécurité du nucléaire) ne se font pas au bon rythme.
Plus grave est pour moi la démission de l'intelligence que cette folie de l'écoidéologie religieuse entraîne et que la presse, sans jugement, soutient. Des "scientifiques" jouent ce jeu pour trouver de l'argent et une petite notoriété. On parle d'eux, un peu. Mais on se tait lorsque 4000 autres scientifiques, dont 72 prix Nobel, signent l'appel de Heidelberg (de 1992 à aujourd'hui), ou la déclaration de Leipzig (1996) ou la pétition de l'Oregon (1998). Là, la presse est muette. Et lorsque l'Europe qu'on nous propose est transformée en une machine à promouvoir cette croyance, je comprends que VK hésite à lâcher du lest.
Un livre essentiel pour ne pas se laisser piéger et conserver sa réserve.
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