Judith
Hermann - Maison d'été, plus tard
Sommerhaus,
später
Date de la note : 26 février 2005, jour de rage après la
lecture partielle de cet étron.
Il y a des livres dont on se demande une heure après les avoir
fermés, ce que pouvait bien être leur contenu. Celui ci est pire : c'est pendant
sa lecture qu'on se demande ce qu'on est venu faire là. Il fallait bien "Die
Zeit" pour trouver cela phénoménal. Insignifiance, vacuité, prétention formelle.
Madame H nous assène d'abord un style de prose que le "Berliner Zeitung" trouve
d'une beauté bouleversante. Un exemple : "Il a dit "Stein à l'appareil", j'ai
dit : "je sais", il a dit : "comment ça va", j'ai dit.." etc. Si vous n'êtes
pas
bouleversés, faites comme moi, allez voir ailleurs.
Et tout le reste patauge dans la contemplation du dérisoire, du banal, du trivial.
On bouffe, on fume, on baise dans un ennui sans limite. Une sorte d'autisme animal.
Pas un regard sur les autres si ce n'est pour ce qu'on peut en tirer de plaisir
ou d'intérêt. Cette longue contemplation de soi est sinistre et pitoyable. Un
conseil, madame H, pour votre prochain roman : parlez-nous de vos défécations
vous semblez avoir oublié ce point essentiel de votre passionnant univers personnel.
A jeter sans un regard.
Editions Albin Michel (2001) - 260 interminables pages