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Douze contes, pleins de brouillard et d'obscurité, où rôde une mort évanescente, aux formes inattendues. Et, dans la ville morte, redoutez ces rencontres qui, jamais, ne vous laisseront en paix.
L'auteur,
MdG (1898 - 1962) est belge, tout à fait représentatif de ce
courant de pensée et de désillusion du monde qui a traversé la
Belgique d'alors, mais aussi toute l'Europe, et dont l'influence artistique
a été
considérable. A l'absurdité d'un monde ressenti en décadence,
la réponse peut être l'absurde (et le surréalisme), le
refuge dans l'imaginaire (comme le fait ce livre), l'imprécation,
la dérision (les expressionnistes
allemands en particulier), l'érotisme, le fantastique, ou pire, le
refuge dans les idéologies tragiques, comme le marxisme ou la race
pure. La littérature
(Marcel
Thiry, Jean Muno, Michel de Ghelderode en Belgique), la peinture (Magritte,
Ensor, Delvaux, etc.), la musique (comme Debussy en France ou Korngold avec
La Ville Morte), traduiront, entre autres, ces influences.
Tous ces contes méritent d'être lus, même si parfois la répétition des attendus lasse un peu. Il n'en reste pas moins que quelques-uns sont de véritables chefs-d'oeuvres, comme, par exemple, Le jardin malade ou L'odeur du sapin.
De plus, MdG fait preuve d'une superbe maîtrise de la langue qui ajoute au livre une qualité particulière. Ce n'est pas sans raison qu'en 1962, il avait été pressenti pour le Nobel de littérature.
Quelques mots de l'auteur, trouvés sur le site "Voix d'auteurs belges de langue française" :