Maxence
Fermine - Le violon noir
Date de la note : 11 avril 2005
Qu'une femme puisse être comparée à un instrument de musique
dont l'homme doit apprendre à jouer est une opinion assez courue. Que cette
galante analogie aille jusqu'à la fusion de la femme et de l'instrument pour
ne
former
qu'un seul être qui vit et meurt est une autre affaire. Et qu'il faille les tuer,
l'un et l'autre, pour retrouver son identité et sa sérénité en est une troisième,
un peu teintée de désespoir.
C'est pourtant le thème onirique de ce conte pour adultes, traité par MF avec
le même charme, la même poésie (un peu moins ? ) et la même absence de pesanteur
que
son
premier
roman,
"Neige".
Autant dire que sa lecture, d'une heure environ, est un plaisir que renforce
la langue vive et directe de MF. Même s'il faut beaucoup de sollicitude pour
se laisser entraîner sans réserve dans cette aventure faite pour séduire le lecteur.
Mais, comme je le disais pour "Neige", ne boudons pas ce petit plaisir. Et puis,
si vous voulez revoir ce que Man Ray pensait du sujet en 1924, passez votre souris
sur l'image !
Editions Points P 1054 (1999) - 127 pages